Le Trail Blazer offre une forte personnalité dans le segment des SUV de luxe au
confort à l’américaine. Comme à l’accoutumée chez Chevrolet, l’équipement de
série est impressionnant. L’intérieur est généreux et accueille confortablement
cinq personnes dans un espace encore agrandi par la généreuse garde au toit. La
finition demande un peu d’indulgence.
Le moteur mérite que l’on s’y arrête. Ce 6 cylindres en ligne Vortec de 4,2
litres développe le nombre de chevaux et le couple suffisant pour mouvoir les
presque 2,2 tonnes du véhicule, avec un appétit appréciable quoique adapté à la
masse déplacée. Les 71 litres du réservoir vous déplaceront de 500 km en
comptant de la ville, du tout chemin et de l’autoroute. Une installation au gaz
sera une aide appréciable chez nous. Epaulé par une boîte automatique à 4
rapports, ce “ petit ” six cylindres se comporte comme un huit cylindres par son
onctuosité et par ses performances.
Le comportement en tout chemin est celui d’un SUV au poids de sumo doté d’une
trop faible garde au sol pour le franchissement. Pourtant, lors de la randonnée,
tous les chemins ont été parcourus en 4x2. Sans la moindre difficulté. Sur
route, il se révèle parfait pour autant que l’on anticipe les inégalités de la
chaussée. L’anticipation reste le point fort du conducteur avisé des véhicules
lourds. Le Trail Blazer offre un châssis costaud, une accélération digne d’une
sportive et le freinage à l’envi. En ville, son petit rayon de braquage lui
donne l’agilité que son volume ne laisse pas prévoir.
S’adressant à un public plus intéressé par le traitement de l’habitacle et
l’utilisation bitumeuse que par les qualités de franchissement, le Trail Blazer
offre une qualité de plus de valeur que ne le laisserait supposer le prix
compétitif annoncé.