Le nom de Citroën est irrémédiablement lié aux développements technologiques.
C'est dans les années 1910 qu'André Citroën se fit connaître en développant les
engrenages hélicoïdaux --à chevrons-- réputés à l'époque pour leur rendement et
leur fonctionnement silencieux. Les premières C4 furent produites entre 1928 et
1930. Leur moteur d'une cylindrée de 1600cc développait 30cv. Depuis, de l'eau
a coulé sous les ponts et au travers des 15 légères, Deuch, ID/DS, Ami, Dyane,
GS, SM, CX, XM, ZX, Xsara et autres C numérotées, l'apport technologique de
Citroën s'est toujours confirmé.
Le nom de Citroën est aussi, malheureusement lié à des
fabrications de piètre qualité. Cependant, depuis la venue de la nouvelle C4
en 2004, des efforts considérables ont été réalisés par le constructeur français
pour rester sur le marché devenu nettement plus exigeant au fil des décennies.
Et c'est tant mieux ! Sans pour autant négliger le moins du monde les essors
dans le savoir-faire. Ces dernières années aussi, des accords de coopérations
ont été engagés avec d'autres marques automobiles dont celui déjà signalé dans
l'article sur la C1 diesel.
Le moteur 2.0 HDi de la voiture testée mérite quelque regard
émerveillé. Depuis 1998, les moteurs common rail HDi (high pressure Direct
Injection) apportent deux avantages majeurs pour les clients. Ils réduisent
sensiblement la consommation et les émissions toxiques tout en améliorant
spectaculairement l'agrément de conduite grâce à leur souplesse inhabituelle. La
technologie de la rampe commune est développée en collaboration avec Bosch. Une
pompe haute pression alimente le rail, sous contrôle électronique indépendant du
régime du moteur. Cette astuce permet de délivrer une pression de 1.350 bar dès
les bas régimes. L'injection se fait directement dans la chambre de combustion.
La pulvérisation fine du carburant, combinée à la qualité optimale du mélange
avec l'air, entraîne une vaporisation immédiate.
Les motoristes ont focalisé leur attention ces dernières
années, entre autres, sur l'architecture des moteurs. L'optimisation des
épaisseurs des parois et leur rigidité accrue grâce à des nervures précises
améliorent les vibrations, tant physiques que sonores tant reprochées aux
diesels patauds et puants des décennies précédentes. Le poids des pièces en
mouvement et les frottements internes ont aussi eu leur part de vigilance. Ces
moteurs HDi sont reconnus aujourd'hui comme parmi les plus propres du marché.
Ils ont réduit les émissions des CO2, CO, NOx, HC (hydrocarbures imbrûlés),
particules et fumées. Les futures évolutions concernent la catalyse des NOx.
Gageons que les autres moyens de transport accomplissent les prouesses que les
constructeurs automobiles ont déjà réalisées.
La voiture testée s'est montrée à la hauteur de ce que nous lui
demandions. Déplacer deux adultes pour des étapes importantes comportant
principalement des nationales et des autoroutes. Nous regrettions seulement que
le CD du GPS gouverne seulement le Bénélux à défaut de l'Europe entière par DVD.
Ce sera vraisemblablement la prochaine évolution. Par contre, nous avons
apprécié les phares adaptatifs qui précèdent le regard dans les nuits noires de
France et de Suisse. En ville, ce sont les informations graphiques à l'écran qui
nous ont le plus aidés dans les manoeuvres. Les rappels sonores correctement
localisés complétaient l'assistance.