Dix porte-gobelets disséminés dans l’habitacle, plusieurs
vide-poches, une console médiane abritant un compartiment à double fond capable
de contenir jusqu’à sept CD, une « boîte » sur la deuxième rangée de sièges
pouvant accueillir sandwiches, Game Boy et jouets des enfants... Ne comptez
plus, l’inventaire serait trop long. Le nombre des espaces de rangement dans le
Mazda 5 s’élève à quarante-cinq. Ce successeur des MPV et Premacy affirme le
caractère pratique et l’efficacité. Deux points forts dont les occupants ne se
plaindront pas.
Autre élément qui n’entraînera pas de hauts cris : les deux
portes coulissantes, surtout qu’elles ne nuisent en rien à la ligne générale
élégante du véhicule. Un bon point à mettre au crédit des designers du
constructeur japonais qui ont réussi la prouesse de dissimuler au mieux les
rails dans lesquels bougent ces fameuses ouvertures, rares dans le monde des
monospaces compacts. Manœuvrables facilement d’une seule main, maman ou papa les
béniront sûrement lorsqu’il s’agira d’installer ou de sortir le petit dernier de
son siège bébé dans l’étroitesse des emplacements de parking.
2-3-2, 2-3-0, 2-2-1… Ce ne sont pas les placements tactiques
d’une équipe de football, mais les configurations possibles que peut « jouer »
le Mazda 5. En effet, il peut transporter jusqu’à sept personnes. Un strapontin,
moyennement confortable à la longue, dissimulé dans la deuxième rangée de places
autorise cette modularité. Des adaptations aux besoins du jour qui se font en
quelques secondes en tirant sur deux ou trois sangles pour basculer ou replier,
sans effort, l’ensemble des assises arrière.
Autre détail astucieux : le hayon qui s’ouvre à deux hauteurs
différentes. Un dispositif qui permettra, entre autres, d’éviter de fracasser
l’abattant sur les plafonds de parkings souterrains souvent très bas. Léger, car
réalisé en plastique, il donne accès à un vaste coffre à fond plat en
configuration quatre ou cinq places. Point négatif, Ce dernier cache seulement
une roue de secours de type galette.
Côté moteur, si les cent dix chevaux s’essoufflent dans les bas
régimes, ils passent à un trot rapide dès la barre des deux mille tours par
minute franchie. Ceux qui attendent une vive poussée seront déçus. Pourtant, le
quatre cylindres turbo diesel seize soupapes common-rail, emprunté à la banque
d’organes Ford-PSA, a le mérite de faire décoller rapidement les seize quintaux
de l’engin. Doubler ne relèvera pas de l’opération hasardeuse nécessitant plus
d’un kilomètre d’asphalte sans âme qui vive en face. Rassurant.
Malheureusement pour l’agrément de conduite, la boîte de
vitesses manuelle se montre accrocheuse. À son palmarès, on doit noter que la
commande est mise en hauteur à la base de la planche de bord, position qui
facilite le maniement du levier. De plus, elle propose un sixième rapport.
Largement surmultiplié, il s’avère utile sur voies rapides et autoroutes pour
soigner décibels à l’intérieur de l’habitacle et consommation. Utilisé lors de
l’essai sur des routes nationales et de longues portions limitées à 110 km/h, la
majeure partie du temps sans climatisation vu les températures plutôt fraîches,
ce 5 ne s’est pas montré vorace en énergie. Un peu moins de six litres de
gasoil tous les cent kilomètres lui ont suffi.
Le plaisir de conduire, on le trouvera grâce au sérieux du
châssis, emprunté aux Ford C-Max et break Volvo V50. Rigide et bien aidé par des
suspensions mariant fermeté et confort, le monospace japonais n’est jamais pris
en défaut d’autant que le freinage se signale par son mordant et la direction
par sa précision. L’électronique embarquée rassure encore la petite famille :
ABS avec répartiteur électronique EBD, assistance mécanique au freinage
d’urgence et contrôle dynamique de stabilité (DSC). Et en cas de collision
frontale, volant et pédalier s’escamotent pour limiter au maximum les blessures
corporelles.
À cette liste déjà appréciable, d’autant plus que nous parlons
là uniquement d’équipements de série, s’ajoutent le déclenchement automatique
des phares et des essuie-glaces, des airbags frontaux et latéraux à l’avant, des
airbags rideaux protégeant les passagers des trois rangées, des lève-vitres
équipés d’un système anti-pincement, un régulateur de vitesse. À en oublier
presque le volant multifonction, la climatisation automatique, les barres de
toit, la radio CD, le filtre à particules, le réglage des lombaires, les jantes
aluminium…
Conseils sur l'achat d'une Mazda 5 2.0 MZR-CD 110 Elégance 7 places :
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