Le titre de premier SUV sur le marché est revendiqué par de
nombreux constructeurs, chacun faisant prévaloir ce en quoi il était le
pionnier. La classe ML de Mercedes a sans aucun doute le privilège d’avoir
participé à l’admiration du public pour ces 4x4 luxueux, capables de
performances certaines en off-road tout en se montrant particulièrement à l’aise
sur les autoroutes. Le destinataire de prédilection de ces SUV reste pourtant
le Continent nord-américain.
La stratégie de Mercedes par rapport à son client est de
proposer un véhicule basique qui pourra être agrémenté au cas par cas, moyennant
monnaie sonnante et trébuchante, en fonction des réels besoins ou des
motivations profondes du chaland. Le modèle soumis à l’essai était destiné à
l’usage routier, capable cependant de sortir du bitume pour des escapades
civilisées. Ce sera vraisemblablement le choix de la majorité des acheteurs qui
ont compris que les sorties en sous-bois deviennent de plus en plus
réglementées. Un pack spécial permettrait au ML 320 CDI de se transformer en
franchisseur. Un autre renom de Mercedes est le domaine du diesel dans lequel
le constructeur excelle depuis l’aube de son histoire. Si les premiers
exemplaires de ces moteurs se sont révélés nauséabonds à souhait, bruyants et
chiches en sensations, il est temps aujourd’hui de constater les progrès
accomplis en quelques décennies par les diésélistes teutons.
Les six cylindres qui animent le ML 320 CDI sont réalisés en
aluminium. Les trois litres, l’injection directe par rampe commune, le
turbocompresseur à géométrie variable, les vingt-quatre soupapes et le filtre à
particule en font un bloc suffisamment costaud pour emporter deux tonnes et
demie à plus de deux cents kilomètres à l’heure sur les autoroutes allemandes,
bien entendu. Veillons cependant à rappeler que les assistances au freinage,
les suspensions adaptées et les aides à la conduite, aussi efficaces
soient-elles, ont des limites face aux lois de la physique…
La boîte automatique à sept rapports, réalisée partiellement en
magnésium, mériterait, à elle seule, un article entier. La « 7-G-Tronic » est
entièrement imaginée, conçue, mise au point et produite chez Mercedes-Benz.
Trois qualités ressortent de son utilisation dans un 4x4 lourd comme le
ML 320 CDI : la réactivité, le confort et les économies de carburant. Les sept
rapports permettent de limiter les sauts de régime lors des passages de vitesse
tout en allongeant encore l’overdrive de la septième. Quand un besoin de couple
se fait sentir, pour un dépassement ou dans une côte, le calculateur s’adapte
immédiatement dans l’accouplement idéal avec fluidité.
Au besoin, le changement peut, en toute transparence, sauter
deux vitesses pour appeler un frein moteur ou pour correspondre à une faible
charge sur l’accélérateur. Cela, plus vite que si la suite logique des passages
était respectée… Le niveau sonore et la consommation bénéficient idéalement de
ces caractéristiques. Rapidement, les deux boutons derrière le volant,
autorisant la commande séquentielle de la boîte, ont été « oubliés » pour
laisser à l’ordinateur le soin de gérer automatiquement la transmission, tant
les programmes sont bien conçus. Le tout petit levier situé à droite du volant
surprend au premier contact. Cette solution libère l’espace entre les deux
sièges avant.
Parmi les enrichissements présents sur le modèle testé, la
suspension automatique « Airmatic » ouvre le choix entre le confort légèrement
rebondissant de la promenade et la rigueur sportive nécessaire lorsque la
conduite se fait dynamique. Des électrovannes dans les amortisseurs abaissent
la garde au sol d’une quinzaine de millimètres avec la vitesse avec comme
bénéfice une réduction de la surface de pénétration dans l’air. Comme toujours
avec les Mercedes, le rayon de braquage étonnamment court facilite les
manœuvres. L’ouverture assistée du hayon ralentit considérablement la manœuvre
tout en exigeant moins d’effort. Dommage que l’accès séparé par la lunette soit
aux abonnés absents dans la liste pléthorique des options de la famille des ML.
Au-delà des préjugés que certains affirment vis-à-vis des
pesants et volumineux véhicules comme le ML 320 CDI, il est intéressant de
rappeler que la société des loisirs dans laquelle nous sommes entrés de plain
pied en Europe a développé des utilisations telles que le remorquage de chevaux
dans les prairies, de matériel de sport dans des endroits d’approche malaisée
comme le parapente, le kayak… Pour ces utilisations, le ML 320 CDI offre des
caractéristiques particulièrement adaptées.
Options du ML 320 CDI Testé :
• Peinture métallisée noir obsidienne
• Aide au stationnement
•
Réglage électrique et mémoire du siège avant droit
• Rétroviseurs rabattables
électriquement
• Pack mémoires (Siège conducteur, rétroviseurs extérieurs et
volant)
• Volant cuir et bois
• Capteur de pluie
• Prééquipement GSM
avec interface universelle
• Toit ouvrant électrique en verre
• Sièges
avant chauffants
• Appuie-tête Neck Pro à l’avant
• Protection de dessous
de caisse
• Suspension semi-active Airmatic
• Radio CD et GPS DVD
•
Sonorisation Harman Kardon
• Chargeur 6 CD
• Attelage amovible
• Alarme
VV2
• Climatisation automatique digitale
• Phares bi-xénon avec éclairage
actif dans les virages
• Vitres latérales arrière et lunette assombries
•
Hayon à ouverture et fermeture électrohydraulique
• Pack Chrome
• Pack
Luxe
• Tapis
• Off-Road styling kit
• Jantes en alliage 18 pouces
•
Filet de sécurité pour bagages
• Gravure antivol des vitres
Cela en plus de la dotation de série !
Conseils sur l'achat d'une Mercedes ML 320 CDI V6 4Matic :