Quelques semaines après la 607, nous voici au volant de la 407 SW bâtie
autour du même moteur, le deux litres deux agrémenté de deux turbocompresseurs
travaillant en parallèle, fruit de la collaboration entre PSA et Ford. La 607,
sur le marché depuis 1999, montre clairement qu’elle est l’aînée parce que la
technologie disponible date de quelques années. La 407, née en 2004, démontre
des qualités étonnantes pour un équipage de plus de deux tonnes quand on est
deux à bord avec les incontournables bagages. LE GPS est ici couplé à un disque
embarqué qui reprend les cartes de toute l’Europe géographique et les
itinéraires gagnent en cohérence lors des passages de frontière quand on ose
s’engager sur des routes secondaires.
Rompant avec les breaks traditionnels des années soixante à
quatre-vingts, qui privilégiaient manifestement le volume de chargement, Peugeot
accompagne aujourd’hui les grands constructeurs de Station Wagon en préférant
mettre l’accent sur le style, le look, la ligne de la voiture. Nous dirions
même que l’industriel français s’est aventuré avec plus de risque dans cette
voie. La 407 SW enchante, offusque et ne laisse personne indifférent. Le break
a des adeptes inconditionnels qui refusent l’esthétique des monovolumes, des
déclinaisons variées de 4x4 franchisseurs ou SUV, fût-ce à deux roues motrices
dont la prise au vent provoque trop d’incertitude. Il semblerait, d’après une
récente observation du marché potentiel, que ces acheteurs ouvrent plus
facilement leur portefeuille pour des formes élégantes.
Ce qui fait la force d’une Peugeot, entre autres, c’est son
comportement ! Les ingénieurs de Sochaux ont démontré à l’envi leur compétence
à concocter des trains avant rivés à la route, des châssis difficiles à prendre
en défaut, des assiettes de caisse inscrites au millimètre dans les virages…
Dans ce domaine, la SW (Station Wagon) ressemble à s’y méprendre à la berline.
Juste une barre antiroulis un chouia plus costaude à l’avant, des ressorts
légèrement raffermis à l’arrière et des renforts de carrosserie entre les vitres
latérales et la lunette garantissant une rigidité torsionnelle sans faille. Et
le confort n’est pas de reste ! La direction transmet les informations de la
route de façon idéale lors d’une conduite dynamique tout en se montrant légère.
La recherche de la sécurité optimale, engendrée par le contrôle
Euro NCAP, fait des progrès chez tous les constructeurs sérieux et Peugeot en a
soigné les critères passifs tels que la protection des piétons et des
occupants. Par exemple, en plus des six coussins habituels, un airbag astucieux
protège les genoux et les tibias du conducteur et des mousses d’absorption
capitonnent les pare-chocs, des appuie-tête actifs, des fixations ISOFIX à
l’arrière… Ces éléments confirment la tranquillité d’esprit lorsque vous
évoluez à bas régime grâce à l’architecture du moteur. Difficile de négliger de
parler de la disponibilité d’un couple impressionnant entre mille et quatre
mille tours, spécificité qui se traduit par des reprises, des accélérations sans
devoir changer de vitesse. Et la consommation évolue dans le sens revendiqué
pour la préservation de l’environnement.
Les vibrations et les bruits sont également contenus par deux
arbres d’équilibrages tournant dans le sens contraire du vilebrequin, par le
carter à parois parallèles réalisé en fonderie, par un double volant moteur
optimisé ou encore par de nouveaux silentblocs. À l’intérieur, Peugeot a choisi
de laisser de la place à chacun. Les grands compteurs lisibles occupent
largement le tableau de bord avant de céder l’espace à la console centrale qui
demande un temps d’adaptation.
Les rangements sont comptés alors que la vitre panoramique
laisse pleinement entrer le jour dans l’habitacle. Nous avons préféré fermer le
vélum pour éviter les coups de froid alors que la température extérieure
oscillait entre zéro et six degrés à cause de la bise glacée qui envahissait le
Jura, d’autant que nous avons emprunté l’itinéraire de nuit. À ce sujet, il
serait intéressant pour les grands rouleurs d’opter pour les phares
directionnels mieux adaptés aux routes sinueuses. À force de disposer des
nouveautés technologiques, nous deviendrions difficiles !
La 407 SW propose aussi, parmi les éléments de confort, le
dossier de siège avant droit rabattable sur l’assise, l’ouverture du hayon en
deux parties, le filet de coffre à quatre attaches, l’autoradio disposant d’une
liste des émetteurs dont la réception est suffisante, l’antenne double noyée
dans la lunette, le filtre à particules, les capteurs de luminosité et de
pluie…
Conseils sur l'achat d'une Peugeot 407 SW 2.2 HDi 170 ch FAP Féline :
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