C’est dix ans après la guerre 40-45 qu’apparut la première MG A,
suivie, en 1962, par la légendaire MG B. MG (pour Morris Garage) a toujours
développé des petites deux places typées. Les concepteurs de la MG B avaient
déjà défini les critères à respecter pour atteindre le public : un roadster
sportif, performant, efficace, financièrement abordable et utilisable tous les
jours ! Facile à vivre dans toutes les conditions météo… surtout sous la pluie,
sans antipatinage. La nouvelle MG TF est résolument sportive, avec une pointe
d’agressivité dans le look et dans la conduite. En même temps, elle assure un
agrément britannique dans son usage quotidien. Ce n’était pas gagné d’avance.
Le moteur central, entre les sièges et le coffre arrière, sait manifester la
vie qui l’anime tant par sa présence sonore que par le comportement qu’il induit
dans la conduite. LA MG TF est une propulsion qui tient la route comme un kart.
Les suspensions sont fermes et précises, la direction est sensible. Le modèle
testé est doté d’un moteur souple (le moins pointu des 1800 cc proposés pour la
TF) et d’une boîte de vitesses automatique remarquable à plus d’un point de vue.
Le premier, c’est la facilité de conduite. Le deuxième c’est l’aisance de
passage d’un mode à l’autre des trois modes disponibles. Le troisième, c’est la
souplesse de fonctionnement. Le quatrième, c’est la technique qui se cache
derrière ce bijou. Un constructeur allemand nous avait découvert la solution
Tiptronic permettant le passage des vitesses “ à la volée ” en mode séquentiel.
Une marque hollandaise avait, il y a longtemps, mis sur le marché des voitures
faciles à conduire grâce à leur boîte automatique à variation continue (les
célèbres Jonquilles Variomatic). Le britannique MG associe les deux.
La transmission s’effectue par une courroie entre deux poulies de diamètres
variables. Un pilotage électronique améliore les changements de rapports
s’effectuant sans le moindre à-coup, avec une sonorité de patinage de
l’embrayage qui, physiquement, n’en est pas un. Vous disposez donc de trois
modes de fonctionnement. Le classique mode automatique “ long” qui vous permet
de vous concentrer sur la circulation en laissant à la TF le soin de passer les
vitesses tranquillement. Le mode sportif automatique qui assure la même
fonctionnalité avec des montées franches en régime dans chaque rapport. Et enfin
le mode séquentiel commandé au levier des vitesses ou au volant pour choisir le
rapport, grâce à un blocage des poulies sur six positions différentes, lors d’un
pilotage en montagne par exemple.
En utilisant la boîte automatique à transmission à variation continue, le
moteur travaille sous une plus forte charge, donc dans de meilleures conditions
de rendement thermodynamique. La consommation et les émissions polluantes sont
ainsi largement diminuées. De cette façon, les 50 litres du réservoir de
carburant de cette voiture de 26.150,00 euro (TMC : 495 euro et TR : 240 euro)
assurent aisément une autonomie de plus de 600 kilomètres. N’oublions pas non
plus que les entretiens se font seulement tous les 20.000 kilomètres.
Des quelques décapotables que j’ai eu le plaisir de conduire, j’ai le
souvenir de procédures chronophages pour se protéger lors d’averses subites. Il
m’a fallu TROIS secondes pour être à l’abri et DOUZE pour continuer ma route. Le
système choisi par MG est à la fois efficace et bon marché. D’autant que la
lunette arrière s’ouvre indépendamment de la capote.
À 120 km/h sur autoroute, la conversation avec le passager reste commode pour
autant que l’on hausse un peu le ton. La radio est idéale avec ses huit
haut-parleurs. L’équipement de série est étonnant pour un cabriolet : direction
assistée, ABS, volant réglable, réglage électrique des rétroviseurs chauffants,
dossier réglable pour le conducteur…